La vision
de la compagnie
Le Mat en XIII
Une vision
Cette compagnie a été créée pour soutenir un seul et unique projet : conter les chroniques d’un autre monde en 22 pièces. Elle s’éteindra une fois la saga achevée.
Dans notre monde consumériste, porter ce projet, de fait sur un temps long, est notre endroit de résistance.
C’est notre espoir que le théâtre assume sa place : être un espace de partage, où l’humain prend le temps d’échanger, de construire et d’avoir le courage de se poser des questions tout en les connectant à un monde en mutation permanente.
C’est notre objectif de se remémorer des questions essentielles qui font Humanité, partagées à travers l’acte concret de créer ensemble.
C’est notre rêve de contribuer à mettre en évidence que la vérité est plurielle et que nous ne sommes pas là pour apporter des réponses mais pour porter des questions.

Le nom “Le Mat en XIII”
Pour structurer cette vision, le nom de notre compagnie s’est inspiré du célèbre jeu de cartes du Tarot de Marseille mais plus spécifiquement des 22 archétypes qui le composent.
Cet un outil idéal pour structurer un récit sur le parcours initiatique de la question de la quête de sens.
LE MAT - C'est l’envie de prendre le chemin mais le premier pas n’est pas encore fait. Il y a encore une longue route devant soi. Il représente pour nous la volonté de cheminer.
XIII - Arcane de la mort symbolique et de la renaissance, il signifie que le chemin matériel a été fait en conscience. C'est le temps de la transformation, où l'on récolte les fruits de ce qui a été semé pour révéler l'humain affranchi de ses masques. La suite appartient donc à chacun.
Tout ceci n’est bien sûr qu’un point de départ, une interprétation pour structurer un projet artistique. Nous ne prétendons pas faire une expertise du Tarot de Marseille et de ses Arcanes. Nous nous servons de cet outil pour créer notre fiction et structurer sa mythologie.

Penser une langue : les mots de l'auteur
" La langue, elle-même, est un cadre fort pour avoir un socle et un lexique commun. Ici, l’écriture est pensée en partition : chaque ponctuation à un sens propre auquel l’acteur doit réagir. Le choix du vers libre permet de mettre en avant un souffle, une respiration commune qui favorise la suspension du temps pour que résonne le sens de ce qui est entendu et l'émotion caché derrière les mots.
Cette langue faite de tirades appelle à une concentration particulière, à une écoute active dans un souffle commun ; proche du mécanisme de l'hypnose, elle permet de se remettre à entendre pour enfin se comprendre. "Comprendre" comme prendre avec soi, les vérités trouvée par l'individu au sein des thèmes universels partagés par le théâtre.
Une langue qui place le spectateur comme acteur de la construction de la représentation et de l’instant partagé."
Lucas Marlon Gonzalez




